Michel Piquemal

« Le mot “partage” est pour moi très important et indissociable de la musique. Il faut que je partage avec d’autres. » Cette confidence de Michel Piquemal explique tout de la personne, du chanteur, du chef de chœur, du directeur artistique : ce qu’il fait, ce qu’il vit, intensément et dans le présent, n’est jamais que pour échanger avec l’autre, communiquer, transmettre. Et comme Michel Piquemal a toujours la passion communicative et l’esprit curieux et ouvert, les échanges sont riches et généreux.

Le chanteur

Il intègre très jeune la Maîtrise de Radio France dont il devient soliste. .

Il suit, jeune adulte, les conseils des illustres Henri Martelli, Denise Duval et Pierre Bernac. Ces deux derniers, proches de Poulenc et familiers de son œuvre, lui enseignent l’art de la mélodie et l’amour de la musique française. La carrière soliste de Michel Piquemal prend un essor significatif, tournée vers le concert et le récital plus que vers l’opéra, et il est régulièrement invité sur les plateaux télévisés. Au fil de sa carrière, il conserve le goût des répertoires peu connus et les compositeurs oubliés de la musique française notamment.

Le passeur de talent

Michel Piquemal est sollicité pour y enseigner, avant d’intégrer l’équipe pédagogique du Conservatoire national supérieur de musique de Paris (CNSMDP). Il transmet généreusement ses connaissances, son expérience, sa richesse musicale et humaine.

Il a depuis trouvé une autre voix de transmission – celle du chœur –, avec son Ensemble vocal puis avec le Chœur régional Vittoria d’Île-de-France, qu’il dirige dès sa création, en 1987. « Je n’ai jamais pu décider si je préférais chanter ou diriger, alors j’ai partagé ma carrière musicale », explique-t-il. Il se perfectionne également en direction d’orchestre, de façon à pouvoir embrasser tous les domaines qui le passionnent.

Le défricheur insatiable

Car cet homme d’un appétit musical inextinguible rêve d’explorer toutes les directions, sans jamais se limiter à un seul répertoire. « J’aime toutes les formes et tous les styles musicaux, précise-t-il. La beauté est aussi bien dans le jazz que dans le moderne ou le classique. Cela ne m’intéresse pas d’être spécialiste ; je préfère rester ouvert à tout ce qui existe. »

Il a notamment entrepris, avec le Chœur régional Vittoria d’Île-de-France, la réhabilitation musicale de Martial Caillebotte, frère du peintre impressionniste Gustave Caillebotte. Deux albums et une réédition sont enregistrés, dont la Messe solennelle de Pâques, saluée comme une redécouverte majeure par la critique. En 2017, la parution du disque de la MisaTango  de Martín Palmeri donne à l’œuvre du compositeur argentin une notoriété instantanée quasi universelle.

Michel Piquemal pourrait citer bon nombre de moments importants qui ont jalonné sa carrière, mais la liste serait trop longue. « Tout ce que je fais, je le fais de façon passionnée. Tout est important, dans le présent. » 

Michel Piquemal nous a confié l'édition des oeuvres de Martial Caillebotte que vous trouverez dans notre catalogue dans la collection qui lui est dédiée.

Raymond Alessandrini

est né en 1948 à Coblence en Allemagne, il commence le piano dès l'âge de cinq ans. Sa formation est celle de la plupart des musiciens classiques se finalisant par un premier prix de piano en 1966 et de musique de chambre en 1967 au conservatoire national supérieur de musique de Paris, auxquels s'ajoutent des études approfondies en écriture musicale. En 1969, il rencontre Michel Magne et devient son orchestrateur. Dès lors, les portes des studios parisiens s'ouvrent et très vite. Il est  demandé comme pianiste pour différents compositeurs de musique de film (Elmer Bernstein, Lalo Schifrin, Georges Delerue, etc…)

C’est par l’intermédiaire de Georges Delerue qu’il compose sa première musique de film. Beaucoup d’autres suivront ainsi que de nombreuses œuvres de concert et de musique pour le théâtre.

Raymond Alessandrini nous a confié l'édition de son œuvre  "5 psaumes pour chœur mixte, soprano, deux pianos et percussions" que vous trouverez dans notre catalogue.

 

Ecouter un extrait du psaume 77

 

. En effet, si elle subit un certain oubli en France et en Europe, elle ne cessa jamais d’être jouée à l’occasion du Vendredi Saint au Canada et aux États-Unis, où un ancien élève de Dubois au Conservatoire de Paris, Guillaume Couture (1851-1915), fit beaucoup pour sa diffusion..

Voulant rejouer la partition dans sa première version, nous nous sommes lancés, cinq années durant, à la recherche des traces de la partition originale. Nous avons exploré toutes les pistes sérieuses qui se présentaient à nous en espérant retrouver une copie de cette version originale ou un matériel d’orchestre. Compte tenu de la disparition d’une partie conséquente des fonds de partitions de Sainte-Clotilde ou de la Madeleine (durant les travaux d’aménagement ainsi que de l’absence de toute trace dans les fonds de différents archevêchés, il est fort probable que cette partition d’origine soit à jamais perdue.

Puisqu’il nous semblait que revenir à cette première version aurait offert une nouvelle lecture de l’œuvre, plus chambriste, nous avons entrepris de reconstituer cette version originale, en nous basant sur la partition chant-piano publiée chez Hartmann en 1873

Anthony Vigneron

Les Sept Dernières Paroles du Christ de Théodore Dubois

Celui-ci contient nombre d’indications instrumentales .

Cette réorchestration de la partition de Théodore Dubois permet aussi une nouvelle lecture vocale. En effet, en revenant à un effectif instrument plus réduit, il n’est dès lors plus indispensable de rassembler de grandes masses chorales pour son exécution. 

Avec la publication de cette partition, nous espérons voir sa diffusion facilitée et rendue plus accessible à un plus grand nombre des chœurs, tant dans le cadre du concert que des offices du Vendredi Saint. De la sorte, c’est un personnage central de la musique sacrée française du XIXème siècle qui sera remis à sa juste place aux côtés de ses contemporains Camille Saint-Saëns ou Gabriel Fauré.

L’oratorio « Les Sept Paroles du Christ » est sans doute l’œuvre la plus connue de Théodore Dubois (1837 -1924). Commandée en 1867 par le curé Hamelin de Sainte-Clotilde à Paris, elle y fut créée le Vendredi Saint de la même année. Dans ses mémoires, Dubois explique que la première version a été composée sous une  forme restreinte. L’œuvre fut exécutée pour la première fois à Saint-Clotilde, à la Madeleine. 

Le succès est immédiat et l’œuvre aura probablement aidé son auteur à obtenir le poste de maître de chapelle dans la prestigieuse paroisse de la Madeleine en 1868, à la suite de Camille Saint-Saëns.

Plus tard, en 1870, l’oratorio sera réorchestré pour un effectif « symphonique » à  la demande de Jules Pasdeloup (1819-1897), chef d’orchestre fondateur des « Concerts Populaires ».

C’est sous cette forme symphonique, dont le conducteur ne sera seulement finalement publié qu’en 1899 chez Heugel, que cette œuvre est encore connue de nos jours

Nos plus chaleureux remerciements vont à Francis et Pénélope Dubois, Carole Dubois, Flavien Miannay et à Diem Editions Musicales pour leurs précieux conseils et soutien permanent durant ce long projet

Il étudie l’orgue dans la classe de Bernard Foccroulle et Xavier Deprez au Conservatoire Royal de Bruxelles et Mons ainsi que dans la classe d’Olivier Vernet à l’Académie Prince Rainier III de Monaco. Il étudie la direction de chœur auprès d'illustres professeurs et se perfectionne auprès du célèbre chef français Michel Piquemal. 

Passionné par le répertoire de musique sacrée française et belge du XIXème siècle, il dirige la création belge ou mondiale d’œuvres de Théodore Dubois et Martial Caillebotte. En 2015, il crée l’Ensemble Vocal de l’Abbaye de la Cambre, ensemble vocal professionnel, dont il assume la direction musicale et qu’il met au service du répertoire romantique et moderne pour chœur. 

En tant que dirigeant, il collabore avec des ensembles parmi lesquels les Chœurs de l’Union Européenne, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, le Concerto Armonico Budapest, l’Ensemble Orchestral de Bruxelles,... Il se produit en Allemagne, Autriche, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suisse…
 Depuis septembre 2018, il est titulaire de la première classe de direction de chœur en académie de musique belge francophone, à La Hulpe.

Il est à l’origine de la création, en septembre 2019, du Chœur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Depuis septembre 2020, il travaille en relation étroite avec Michel Piquemal au sein du Chœur régional Vittoria d’Île-de-France en tant qu’administrateur.

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